France: Ecole Numérique Sans Ondes Wifi

http://ecole-numerique-sans-wifi.blogspot.be/

Aujourd’hui, l’ENSOW a fait son premier pas pour faire connaître son engagement à un plus large public. En effet, nous avons été chaleureusement accueilli par Madame Beaudouin, journaliste à l’Echo Républicain.

L’entretien a duré une vingtaine de minutes et nous avons eu assez de temps pour exposer les principales raisons pour ne pas installer la Wifi dans les établissements scolaires. L’article est prévu pour la semaine prochaine. Nous vous tiendrons donc au courant.

Autre bonne nouvelle: le sondage auprès du personnel de notre collège a donné un résultat assez édifiant: 80% du personnel interrogé est contre l’installation de la Wifi. Cela ne suffit apparemment pas pour faire machine arrière. Il s’agit désormais de rallier les parents d’élèves pour faire bouger les choses.

Pensez à vous inscrire comme sympathisants et à signer notre pétition pour donner plus de poids à nos actions. Vous pouvez également vous inscrire en tant que membre, si vous souhaitez vous-mêmes agir dans votre établissement.

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Cet après-midi notre Collectif rencontrera la presse locale. Nous avons alors mis au point un dossier presse à remettre aux journalistes pour expliquer clairement les raisons pour lesquelles nous refusons l’installation de la Wifi dans les établissements scolaires. Ce dossier constitue en fait l’essentiel de notre argumentaire et vous allez le retrouver dans la nouvelle rubrique « Nos arguments » où il sera constamment enrichi.

Voici le dossier tel que nous allons le remettre à la journaliste cet après-midi:

Les raisons de notre engagement

pour une école numérique en filaire

 

Un risque sanitaire émergent de plus en plus étudié
+
De l’autre: des intérêts économiques et politiques qui pèsent lourdement sur ces technologies.
=
Une situation qui ne favorise pas la reconnaissance du risque pour la santé.

1. Un consensus partagé par tous: protéger les enfants

Il existe un consensus universel que ce soit entre scientifiques ou décisionnaires: les enfants et les adolescents sont plus sensibles pour plusieurs raisons et il faut les protéger !

  • Martha Herbert, neuropédiatre et chercheur en neurosciences à la faculté de médecine de Harvard, certifiée en neurologie avec des compétences particulières en neurologie de l’enfant et titulaire d’une spécialisation en troubles du développement neurologique.
    Elle a écrit un lettre (en annexe en bas de page) à toutes les écoles du district de Los Angeles pour exprimer ses inquiétudes quant à l’installation de la Wifi:

« Les enfants sont plus vulnérables que les adultes et bien plus encore ceux qui sont atteints de maladies chroniques et/ou de troubles du développement neurologique. »

« Les technologies actuelles ont été conçues et développées sans tenir compte des impacts biologiques autres que les effets thermiques. Nous savons maintenant qu’il existe un large éventail d’effets qui n’ont rien à voir avec l’échauffement des tissus. La revendication des défenseurs du wifi selon laquelle la seule préoccupation serait les effets thermiques est maintenant définitivement dépassée scientifiquement. »

  • Résolution 1815 du Conseil de l’Europe

« A la lumière de ces considérations, l’Assemblée recommande que les états membres du Conseil de l’Europe prennent toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques, spécifiquement les fréquences de la téléphonie mobile et particulièrement l’exposition aux enfants et adolescents qui semblent être plus à risque pour des tumeurs au cerveau.

« L’Assemblée recommande (…) de privilégier pour les enfants en général, et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe, des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire et de réglementer de façon stricte l’utilisation du portable par les élèves dans l’enceinte de l’école »

« …de mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques d’effets biologiques potentiellement nocifs à long terme pour l’environnement et la santé humaine, en particulier à destination des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de procréer »

« L’installation d’un équipement terminal fixe équipé d’un accès à Internet sans fil est interdite dans les espaces dédiés à l’accueil, au repos et aux activités des enfants de moins de trois ans »

  • Amendement n°163 à la loi sur le refondation de l’école:

« Ce service public (l’école numérique) doit se mettre en place dans les établissements grâce à une infrastructure qui favorise l’utilisation de connexions de données filaires. En effet, le principe de précaution doit pousser l’État et les collectivités territoriales à protéger les enfants, notamment les plus jeunes, de l’influence des ondes. »

« Depuis une dizaine d’années, de nombreuses études ont été réalisées pour évaluer les effets des ondes électromagnétiques. Un nombre croissant d’experts s’accorde désormais sur les dangers pour la santé induits par une exposition aux champs électromagnétiques issus des technologies sans fils même si le débat scientifique n’est pas tranché. Cependant, cette incertitude scientifique doit appeler à la prudence notamment lorsqu’il s’agit des enfants avec lesquels il est essentiel d’appliquer le principe de précaution. »

  • Loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement:

« Art. L. 5231-4. – La distribution à titre onéreux ou gratuit d’objets contenant un équipement radioélectrique dont l’usage est spécifiquement dédié aux enfants de moins de six ans peut être interdite par arrêté du ministre chargé de la santé, afin de limiter l’exposition excessive des enfants. »

  • Le rapport “Développement des usages mobiles et principe de sobriété remis au Premier Ministre en décembre 2013 écrit par un médecin, Jean-François Girard, et un conseiller d’Etat, Jean François Tourtelier. On y apprend que la plus grande source d’exposition des enfants n’est pas les antennes relais, mais le téléphone fixe sans fil (DECT) et le Wifi:

« Les mesures effectuées sur les lieux les plus exposés ont montré que, dans environ 20% des cas, les antennes relais ne sont pas la source principale d’exposition. Les autres sources sont notamment : bases de téléphone sans fil DECT, émetteurs radio FM ou téléphones portables à proximité, boîtiers multiservices Wifi… »

« Au nom de la précaution, au nom du bon sens aussi, il y a lieu de ne pas précipiter l’entrée dans le tout numérique (dès le plus jeune âge) ou, à tout le moins, de ne pas exacerber à l’école les tendances de (sur)consommation privée. Promotion des usages numériques d’un côté, préoccupations « sociétales » d’un autre côté, contraintes économiques enfin, produisent un discours incertain, comme non assumé. Pas sûr que cela contribue à la régulation »

  • L’ANSES et son rapport 2013

« Compte tenu de l’état des connaissances, le principe de précaution justifie des restrictions d’usage du téléphone mobile, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes » (p. 365)

2. Les risques

  • Les appels collectifs de médecins
    Les médecins sont selon l’avis du Collectif ENSOW une source de clarification du risque particulièrement fiable puisqu’ils ne sont pas dans des laboratoires mais sur le terrain, en contact direct et vivant avec leurs patients. Or, on constate que depuis 2002 les appels collectifs de médecins pour alerter les autorités sanitaires sur le danger des ondes du sans fil se multiplient dans le monde entier. L’appel de Paris et l’appel de Fribourg en 2002 (plus de 1000 médecins signataires) n’en sont que des exemples.
  • L’appel de Fribourg 2012
    10 ans après leur premier appel, les médecins réitèrent leur appel. C’est un signal fort! Ils confirment ainsi que “de plus en plus fréquemment, on observe également une relation temporelle et spatiale claire entre l’apparition de ces symptômes, les troubles et le début d’une exposition à des radiations.” Voici les symptômes recensés dans leur appel:

« Nous observons actuellement une augmentation inquiétante des problèmes de

  • santé mentale (dépression, anxiété, crise de panique)
  • trouble du sommeil, épuisement
  • accidents vasculaires cérébraux chez des personnes jeunes
  • troubles neuro-dégénératifs (apparition précoce de syndromes de démence)
  • céphalées
  • acouphènes
  • autisme
  • troubles de l’apprentissage
  • problèmes de concentration
  • troubles du comportement
  • augmentation régulière des allergies
  • problèmes de peau
  • syndromes douleureux
  • sensibilité aux infections
  • hypertension artérielle
  • troubles du métabolisme »

Ils écrivent également: « Les enfants et les adolescents sont plus vulnérables. Après la leucémie, les tumeurs du cerveau sont la seconde cause de cancer chez l’enfant. En Europe, le taux de cancer chez l’adolescent a augmenté de 1,5% par an. En Angleterre, les tumeurs du lobe frontal et temporal ont significativement augmenté entre 1999 et 2009. Les enfants affichent de plus en plus un comportement addictif quant à l’utilisation de leur portable et des technologies sans fil. De nombreux appels et résolutions appellent pourtant à une protection spécifique des enfants et des adolescents (Résolution 1815 de 2011 du Conseil de l’Europe). »

  • Multiplication de ce genre d’appels
    Nous rappelons que de tels appels se sont multipliés ces derniers temps dans le monde entier. Voici quelques appels importants:
  • 2002: l’appel de Fribourg: plus de 1000 médecins et plus de 36.000 supporters
  • 2005: appel de Helsinki
  • 2007: appel de Bruxelles
  • 2009: Le SMG signe un appel contre l’Académie de Médecine
  • 2009: appel de Paris (Artac)
  • 2010: appel international de Würzburg
  • 2012: 2e appel de Fribourg
  • 2012: 1500 médecins suisses demandent des valeurs limites plus strictes
  • 2012: En GB des associations médicales appellent à des technologies plus sûres dans les écoles
  • 2012: 2500 médecins de l’Association Santé Environnement France interpellent dans une lettre ouverte les parlementaires
  • 2013: l’Académie américaine de pédiatrie
  • 2013: l’Académie américaine de médcine environnementale contre le Wifi à l’école
  • 2015: appel international de 206 scientifiques renommés à l’ONU et l’OMS dont le message se fait particulièrement pressant.
  • L’OMS classe les radiofréquences dans la catégorie 2B  “potentiellement cancérigène” (2011)
    au même titre que le plomb, les vapeurs d’essence et les extrêmement basses fréquences (qui d’ailleurs font partie du signal Wifi qui est un mélange d’une hyperfréquence porteuse de 2,45GHz et de pulsations en extrêmement basses fréquences). Dans la conclusion du communiqué de presse, le docteur Jonathan Samet a indiqué que

« la preuve, bien qu’encore à consolider, est suffisamment forte pour justifier une conclusion et une classification en 2b. Ceci signifie qu’il pourrait y avoir un risque et que nous devons rester vigilants sur le lien entre les téléphones cellulaires et le risque de cancer. »

Dans un chat’ du Monde du 1er juin, Elisabeth Cardis, membre du groupe d’expert, précisait de façon claire la portée de la classification:

« L’évaluation qui a été faite est une évaluation sur les radiofréquences, et pas seulement le téléphone. Les études qui ont contribué à l’évaluation sont des études sur le téléphone, parce que c’est ce qui a été le mieux étudié jusqu’à présent. Mais a priori, le groupe de travail a classé toutes les ondes de radiofréquences dans le groupe 2B. » (ici)

3. La situation autour de la reconnaissance du risque

Quelle est en fait la véritable situation de la controverse autour de la nocivité des ondes du sans fil ? Voici une petite parabole:

On nous présente un champignon inconnu.
 
D’un côté: 100 scientifiques nous disent qu’ils n’ont pas trouvé d’effet pathogène (aucun lien avec le cancer, aucun effet sur les gènes, la fertilité, les neurones, ni sur le bien-être), les rapports de l’agence sanitaire nous rassurent mais disent néanmoins qu’il faut protéger les enfants et les femmes enceintes. Ils concèdent également qu’il existe un certain nombre d’études qui trouvent des effets,
mais avec un niveau de preuve limité.
 
De l’autre côté: 100 autres scientifiques nous affirment avoir trouvé plusieurs effets pathogènes (rupture d’ADN, cancer à long terme, problèmes neurologiques, fertilité, baisse du bien-être général, neurasthénie). Il y a aussi des dizaines de collectifs de médecins partout dans le monde qui constatent ces effets chez leurs patients et constatent dans leur pratique clinique le lien causal entre les symptômes et ce champignon. Il y a également plusieurs collectifs de scientifiques, dont un de plus de 200 membres, qui prennent la peine de faire un appel public à l’OMS et à l’ONU pour alerter sur les dangers de ce champignon.
 
Voilà la situation.
 
Qui serait d’accord pour que la cantine scolaire
incorpore ce champignon à chacun de ses repas ?

Et bien la même situation s’applique aux ondes artificielles des technologies sans fil. Et encore, nous n’avons pas mentionné le fait que sur les 100 études qui ne trouvent pas d’effet, plusieurs ont été financées par l’industrie qui vend ce champignon. Il faut ajouter à cela que cette industrie est en train de devenir une industrie extrêmement puissante.

L’importance financière et économique d’une substance ou d’une technologie n’a jamais favorisé la reconnaissance de son risque. On peut même dire: plus une substance ou technologie est économiquement et financièrement importante, plus il sera difficile d’avoir une idée claire de sa nocivité car l’industrie tentera tout pour brouiller les pistes. Ce n’est pas une nouveauté, mais selon la chercheuse Annie Thébaud-Mony, c’est devenu la règle. Elle écrit:

« Le scandale de l’amiante et celui des pesticides ont dévoilé l’implication active des industriels dans le déni des risques et de leurs conséquences. » (La Science Asservie, p.12)

  • Résolution 1815 du Conseil de l’Europe
    Cette vision des choses est confirmée par la résolution 1815 du Conseil de l’Europe en 2011 à propos des radiofréquences et de l’exposition grandissante de la population aux rayonnements du sans fil. Les articles 6 et 7 de cette résolution confirment que:

« 6. Attendre des hauts niveaux de preuves scientifiques et cliniques avant d’agir pour prévenir des risques bien connus peut entraîner des coûts très élevés en terme de santé et d’économie, comme ce fut le cas avec l’amiante, l’essence au plomb et le tabac. »

« 7. De plus, l’Assemblée constate que le problème des champs ou ondes électromagnétiques et leur conséquences potentielles sur la santé présente des parallèles évidents avec d’autres problèmes actuels comme la mise sur le marché de médicaments, de substances chimiques, de pesticides, de métaux lourds ou d’OGM. Pour cette raison, elle souligne que l’indépendance et de la crédibilité de l’expertise scientifique est cruciale pour arriver à une évaluation transparente et équilibrée des impacts négatifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine. »

  • Aucune étude d’impact sanitaire pour le Wifi
    La technologie de la Wifi a été lancée sans la moindre étude d’impact sanitaire à une époque où les études montrant des effets pathogènes commençaient à se multiplier, inquiétude exprimée dans le loi Abeille votée en janvier 2015:

    « Depuis une dizaine d’années, de nombreuses études ont été réalisées pour évaluer les effets des ondes électromagnétiques. Un nombre croissant d’experts s’accorde désormais sur les dangers pour la santé induits par une exposition aux champs  électromagnétiques issus des technologies sans fils même si le débat scientifique n’est pas tranché. Cependant, cette incertitude scientifique doit appeler à la prudence notamment lorsqu’il s’agit des enfants avec lesquels il est essentiel d’appliquer le principe de précaution. »

  • Le rapport de l’Agence européenne pour l’environnement
    Dans ses deux rapports “Avertissements précoces et leçons tardives” (“Late lessons from early warnings”, 2002 et 2012), l’Agence Européenne pour l’Environnement retrace les nombreux scandales sanitaires du siècle dernier: amiante, PCB, plomb, rayonnement radioactif.

    Pour chaque substance, les scientifiques ont averti très tôt de leur danger, mais les autorités sanitaires insistaient sur leur innocuité et ne finissaient par reconnaître leur nocivité que bien plus tard, quand les dégâts de santé publique étaient déjà faits. Ce qui est intéressant, c’est que les auteurs du rapport se sont également demandés s’il existait des cas de figure où les autorités avaient pris des mesures de précaution suite à des soupçons de toxicité et qu’au final, la substance s’est révélée inoffensive ou les mesures de précautions inutiles. Elle n’a pu trouver aucun exemple de ce type au cours du dernier siècle.

    Voici le texte original (en français, paragraphe 8):

    « Les études de cas concernent tous des ’faux négatifs’, c’est-à-dire des agents ou des activités considérés pendant un temps, notamment par les gouvernements, comme inoffensifs aux niveaux d’exposition et de ’contrôle’ de l’époque, jusqu’à l’apparition de preuves quant à leur nocivité. Mais existe-t-il des ’faux positifs’, c’est-à-dire des cas où des mesures ont été prises sur la base d’une approche préventive et qui se sont avérées inutiles? Nous nous sommes sentis obligés d’inclure de tels exemples, mais, après avoir invité des représentants d’industries à nous soumettre de tels cas et avoir évoqué ceux-ci en détails, nous n’avons décelé aucun exemple approprié. Notre attention a été attirée par une publication américaine, Facts versus fears (Liebermann et Kwon, 1998), qui cherchait à fournir 25 exemples de tels ’faux positifs’. Après un examen plus approfondi, toutefois, ces exemples ne se sont pas avérés suffisamment solides aux yeux de ceux qui les recommandaient pour accepter notre invitation à évoquer la demi-douzaine la plus significative d’entre eux dans ce rapport. Démontrer l’existence de ’faux positifs’ reste un défi: parmi les candidats potentiels évoqués, figurent notamment l’interdiction de déverser les boues d’épuration dans la mer du Nord ainsi que le ’bogue de l’an 2000. »

  • Les égards des agences sanitaires envers les industries économiquement importantes ont trop souvent déjà empếché une reconnaissance précoce d’un risque.
  • Dans ce dossier les inquiétudes se tournent essentiellement vers les téléphones portables. Ce n’est que depuis quelques années que les études considèrent également le Wifi (avec des résultats inquiétants, comme entre autres l’étude de Mme Cammaerts sur les fourmis). Le Wifi, contrairement au portable, émet ces rayonnement en permanence. Il n’est pas rare qu’un enfant reste plusieurs heures devant une tablette connectée en Wifi, à fortiori si l’école l’amène à se connecter pendant des heures en Wifi plutôt qu’en filaire (éthernet ou fibre optique).

4. Le principe de précaution

En vue de tout ce qui vient d’être exposé, nous exigeons qu’on applique le principe de précaution entériné dans la constitution française en 2004 par la charte de l’environnement:

« Article 1er: chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. »

« Article 5 : Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

Par un arrêt du 19/07/2010, le Conseil d’Etat confirme que le principe constitutionnel de précaution s’applique également aux hyperfréquences pulsées (les fréquences utilisées par la téléphonie mobile et le Wifi).

5. Mise en perspective: petit calcul de l’exposition d’un collégien sur quatre ans

Si on lit attentivement l’étude Interphone, il y est rapporté une augmentation du risque de tumeurs cérébrales de 40% après 1640h d’exposition aux rayonnements d’un téléphone portable pendant 10 ans. Cela fait un peu moins de 30 min par jour (c’est ce qui a donné lieu à l’expression “gros utilisateur de portable”; est un gros utilisateur de portable quelqu’un qui téléphone 27 minutes ou plus par jour)

Un enfant est exposé pendant 6h en moyenne par semaine, pendant 35 semaines par an et pendant 4 ans au collège et ensuite au lycée pendant encore 3 ans. Cela fait 3920 heures d’exposition au collège et  6860h d’exposition sur 7 ans avec le lycée inclus ! Comparé aux 1640h sur 10 ans dans l’étude Interphone ce chiffre interpelle !

On dit souvent que le routeur est loin des élèves. Mais on oublie que la tablette (ou l’ordinateur portable) est elle-même un routeur Wifi. Or, l’appareil est à quelques centimètres de l’enfant et cela pour des durées d’exposition bien plus longues et intensives qu’un simple coup de fil. S’ajoute à cela que l’enfant ne sera pas le seul à être connecté avec sa tablette, mais vingt autres élèves ce qui génère un champ électromagnétique d’une densité qu’on ne trouvera que difficilement à la maison.

Vu que tous les acteurs s’accordent à dire qu’il faut protéger les enfants, qu’attendons-nous alors pour appliquer le principe de précaution pour nos enfants ?

 

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