Une première étude clinique documente les effets nocifs des compteurs intelligents

Un médecin de famille australien a documenté rigoureusement 92 cas de patients atteints de symptômes d’électrosensibilité survenus après l’installation d’un compteur d’électricité émettant des radiofréquences (RF) pulsées.

Première mondiale, l’étude de cas de la Dre Federica Lamech n’a pas encore été publiée par une revue scientifique révisée par des pairs. Selon l’American Academy of Environmental Medicine (AAEM), elle n’en est pas moins «scientifiquement valide» et «montre clairement les effets néfastes des émissions de compteurs intelligents sur la santé de la population humaine». Association internationale fondée en 1965, l’AAEM regroupe des médecins et autres professionnels de la santé qui s’intéressent à l’impact de l’environnement sur la santé.

Les symptômes observés chez les patients du Dr Lamech comme la fatigue, les maux de tête, les palpitations cardiaques ou les étourdissements sont en corrélation avec les lignes directrices de l’Association médicale autrichienne pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé liés aux champs électromagnétiques (CEM), souligne l’AAEM. Ils ont également pu être déclenchés en laboratoire par l’exposition au CEM dans des conditions contrôlées (à double insu et avec exposition placebo) : ni les patients, ni les chercheurs ne savaient qui était exposé ou non aux CEM.

«La littérature scientifique révisée par des pairs démontre la corrélation entre l’exposition aux CEM/RF et des maladies neurologiques, cardiaques et pulmonaires ainsi que des troubles de la reproduction, la dysfonction immunitaire, le cancer et d’autres problèmes de santé, ajoute l’AEEM. La preuve est irréfutable.»

L’organisme insiste sur le fait qu’il est «extrêmement important» de noter que la grande majorité des 92 patients australiens n’étaient pas électrohypersensibles avant l’installation du compteur nouvelle génération. La Dre Lamech conclut que les compteurs intelligents « peuvent avoir des caractéristiques uniques qui abaissent le seuil de développement des symptômes des gens ».

Santé Canada et Hydro-Québec n’ont pas voulu commenter cette étude clinique non publiée. «Santé Canada a conclu que l’exposition à l’énergie RF des compteurs intelligents ne pose pas de risque pour la santé publique», explique sa porte-parole Sara Lauer. «Hydro-Québec effectue une vigie scientifique serrée des publications scientifiques sur le sujet et les données montrent clairement que les allégations avancées par certaines personnes, dont certains cliniciens, quant aux effets des radiofréquences ne sont pas confirmées par des études expérimentales rigoureuses», ajoute le relationniste de la société d’État, Patrice Lavoie.

Souvent appelés compteurs intelligents, les compteurs nouvelle génération transmettent aux services publics les informations sur les quantités d’électricité, de gaz ou d’eau consommées dans les immeubles. La transmission de cette information se fait sans fil, à l’aide de radiofréquences de type micro-ondes (typiquement aux fréquences 900 mégahertz et 2,4 gigahertz).

André Fauteux est éditeur du magazine La Maison du 21e siècle.

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Un commentaire pour Une première étude clinique documente les effets nocifs des compteurs intelligents

  1. Anne Denis dit :

    BJR,

    comment est-il possible d’agir contre l’installation de ces compteurs en Belgique ?

    Merci

    Anne D.

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