Résultat du match? Industrie 10 – Santé 0

Une solution pour la 4G à Bruxelles fin du mois (Le Soir)

Mercredi 13 février 2013

Télécom On ne toucherait pas à la norme

Quinze jours après la sortie tonitruante – le fameux « fuck you » – du
patron de Belgacom, Didier Bellens, à propos de la sévérité des normes
bruxelloises qui empêchent le déploiement de la 4G dans la Capitale, la
pression est encore montée d’un cran sur les épaules d’Evelyne
Huytebroeck, ministre de l’Environnement écolo. Un article de nos
confrères de l’Echo révélait ce lundi les différentes pistes sur la table
pour déployer l’internet mobile ultra-rapide mais aussi le fait qu’Ecolo
est de plus en plus isolé au sein du gouvernement régional et qu’en cas de
blocage de sa part, une majorité alternative pourrait se constituer au
Parlement pour refondre l’ordonnance. « Il appartient à Evelyne
Huytebroeck de trouver une solution qui apaise les choses tout comme il
semble clair que si rien ne bouge, des parlementaires prendront
nécessairement des initiatives », déclare ainsi Benoît Cerexhe, ministre
de l’Economie cdH. Il n’en fallait pas plus au président du MR, Charles
Michel, qui s’est empressé de préciser sur Twitter que son parti était
prêt « à soutenir une majorité alternative pour faire entrer la Capital de
l’Europe dans la modernité ».

En vacances à l’étranger, la ministre de l’Environnement a cherché à
calmer le jeu mardi en annonçant pour la fin du mois une proposition
permettant le déploiement du réseau 4G. « C’est une proposition innovante
qui reste fidèle à la norme actuelle et à son objectif de protection de la
santé, explique son porte-parole Pascal Devos. Je ne peux pas en dire plus
pour l’instant mais on ne touche pas à l’ordonnance du Parlement
bruxellois qui fixe la norme d’émission des antennes à 3 volt/mètre
cumulé. On travaille à l’intérieur de celle-ci et on adapte les moyens
afin de répondre aux critiques des opérateurs télécoms. Nous testons
actuellement cette solution pour voir si elle tient la route techniquement
parlant ».

Il regrette les menaces de création de majorités alternatives au
Parlement. « Ce petit jeu politique est un peu dommage. Je rappelle que le
cdH et le MR ont voté l’ordonnance au Parlement à l’époque. Ils cèdent un
peu vite au lobby de l’industrie télécom. Tout cela est une tempête dans
un verre d’eau. On fait croire qu’il y a un conflit idéologique alors que
ce n’est pas le cas. Nous n’avons jamais dit “non” au 4G. Cette
technologie arrive et sera là avant que les premiers GSM compatibles ne
soient disponibles dans les magasins ».

Du côté des opérateurs, on reste sceptique. « Cela fait des mois qu’on
nous promet cette proposition. Rien ne dit que cette fois sera la bonne…
». Ils restent persuadés qu’il est impossible de travailler avec la norme
actuelle – 200 fois plus stricte que ce que ne préconise l’OMS – et que la
seule solution envisageable est son alignement sur ce qui se fait en
Wallonie et en Flandre, c’est-à-dire 3 volt/mètre non cumulé. Toute la
différence tient dans ce dernier adjectif. A Bruxelles, les émissions des
antennes ne peuvent pas dépasser 3 volt/mètre pour tous les opérateurs
(Mobistar, Proximus, Base…) et toutes les technologies (2G, 3G, 4G).
Ailleurs en Belgique, c’est 3 volt/mètre par technologie et par opérateur.
Cela fait un monde de différence.

Les entreprises de télécom craignent aussi que le cabinet Huytebroeck ne
vienne avec un projet (déjà présenté) consistant à reporter de deux ans la
mise en conformité des antennes existantes (2G et 3G) à la norme
bruxelloise. Le raisonnement est le suivant : grâce à ce report, on libère
un peu d’espace pour installer le 4G. « Mais cela ne résout le problème
que durant deux ans. C’est du court terme », lâche un opérateur.

—-
Vers un déblocage politique pour la 4G à Bruxelles?

Mardi 12 Février 2013, 10h05

Le coup de gueule de Didier Bellens a-t-il fait effet ? En tout cas, selon
L’Echo, Eve­lyne Huy­te­broeck, planche sur une alternative efficace pour
permettre le développement de leurs réseaux 4G à Bruxelles. Les libéraux
sont prêts à suivre.

Le coup de gueule de Didier Bellens a-t-il suffi pour faire bouger les
choses ? Souvenez-vous, il y a deux semaines, le CEO de Belgacom avait
vivement critiqué les normes GSM en vigueur en Région de
Bruxelles-Capitale.« La capitale de l’Europe risque d’être le seul endroit
en Europe où il n’y a pas de 4G », avait dénoncé le patron de l’entreprise
publique.

Coïncidence ou non, L’Echo écrit ce mardi que la ministre bruxelloise de
l’Environnement, Eve­lyne Huy­te­broeck, planche sur une alternative
efficace à proposer aux opérateurs de téléphonie face à la norme de 3
volts/mètres qui bride le développement de leurs réseaux 4G à Bruxelles.
En cas d’échec, cer­tains – au sein même de la ma­jo­ri­té – avancent déjà
plu­sieurs moyens pour attaquer en règle.

« Se priver de la 4G, c’est comme se priver d’un aéroport »

Pour rappel, en 2007, au mo­ment de fixer par voie d’or­don­nance à 3
Volt/mètre l’émis­sion totale des an­tennes GSM en un point – une
ré­gle­men­ta­tion 200 fois plus stricte que la re­com­man­da­tion de
l’OMS – le prin­cipe de pré­cau­tion pré­va­lait dans les rangs de la
ma­jo­ri­té bruxel­loise, à l’ex­cep­tion de l’Open VLD. Mais ce n’est
plus nécessairement le cas : « Se priver de la 4G dans une Région dont
l’économie tourne autour des services, c’est comme se priver d’un aéroport
», confirme le chef de file d’un parti de la majorité. Dé­sor­mais, «
beau­coup s’in­clinent de­vant les dé­mons­tra­tions tech­niques des
opérateurs in­ca­pables de dé­ployer une tech­no­lo­gie dans la­quelle
toutes les grandes villes du monde in­ves­tissent mas­si­ve­ment »,
in­dique notamment Guy Van­hen­gel pour les libé­raux fla­mands.

Sur Twitter, Charles Michel a affirmé son souhait de voir la 4G débarquer
à Bruxelles.« Le MR est prêt à soutenir une majorité alternative pour
faire entrer la capitale de l’Europe dans la modernité », a-t-il tweeté,
réagissant à l’article de L’Echo.

Selon l’Echo, Ecolo et Groen res­te­raient les plus fri­leux sur la
ques­tion. « Mais l’or­don­nance a émané du par­le­ment et il suf­fi­rait
d’une mi­nute de cou­rage po­li­tique pour réunir une majo­ri­té
al­ter­na­tive au­tour de cet enjeu. Tout peut aller très vite. Un
dé­blo­cage pourrait in­ter­ve­nir pour l’été », avancent déjà cer­tains.
« Il ap­par­tient clai­re­ment à Éve­lyne Huy­te­broeck de trou­ver une
so­lu­tion qui apaise les choses tout comme il semble aussi clair que si
rien ne bouge, des par­le­men­taires pren­dront né­ces­sai­re­ment des
initia­tives », ap­puie le mi­nistre bruxel­lois de l’Éco­no­mie Be­noît
Ce­rexhe pour le CDH.

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