Balade électromagnétique à Saint-Gilles

Le dimanche 25 octobre 2009 avait lieu une « promenade électromagnétique » dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles. Une soixantaine de personnes se sont promenées, munies de 2 appareils de mesure, pour mesurer les rayonnements des antennes GSM et autres émetteurs. Cette action eut lieu à l’initiative d’un nouveau groupement citoyen appelé « Dé-Mobilisation », qui voudrait attirer l’attention sur l’omniprésence d’antennes GSM, cachées ou non, dans la ville, et sur les conséquences de celles-ci sur notre santé.

Ces dernières années, notre environnement a connu une invisible mais très importante modification. Aujourd’hui nous sommes exposés en permanence à des champs électromagnétiques des millions de fois plus intenses que ceux ayant accompagné le genre humain dans toute son évolution du début jusqu’à la fin du XXème siècle. Tout cela à cause de nouvelles innombrables antennes GSM, UMTS, WIMAX, ASTRID, appareils GSM, routeurs WIFI, téléphones sans fil et autres émetteurs de rayonnements qui s’y ajoutent sans cesse, sans la moindre modération.

Des citoyens bruxellois qui se posent des questions à ce sujet se sont regroupés. Certains d’entre eux sont confrontés à des antennes qui ont été subitement installées tout près de leur habitation. D’autres ont découvert par hasard qu’une mini-antenne GSM était accrochée à la façade de leur appartement. Dans ce groupe, il y a aussi des « électrosensibles » qui voient désespérément leur santé et leur vie en train d’être détruites par des rayonnements sans cesse plus importants.

Leur association, baptisée « Dé-Mobilisation », veut lancer le débat sur la nouveau besoin absolu d’être accessible partout et tout le temps, et surtout sur la dégradation de la santé que sont occupées d’entraîner les technologies qui permettent cette mobilité.

En organisant une promenade électromagnétique, les Dé-mobilisateurs voulaient sensibiliser la population mais aussi les politiciens sur la problématique des rayonnements. De toute évidence, il règne encore une grande ignorance et beaucoup d’incertitudes !

La promenade prit le départ Porte de Hal et traversa différents quartiers de St-Gilles. Une des premières étapes fut la clinique St-Pierre, entourée d’antennes de tous les côtés, et qui contient aussi d’innombrables antennes intérieures de téléphonie sans fil (DECT). Cette clinique est loin d’être un cas unique; de nos jours, la plupart utilisent des systèmes sans fil pour la téléphonie et internet, avec de fortes intensités de rayonnement à la clé.

La station de métro Parvis fut une autre étape. Comme dans toutes les autres stations, on y trouve  plusieurs mini-antennes GSM intérieures, à peine à 2 mètres des piétons qui ne se doutent de rien.

A chaque étape, un aspect spécifique de la problématique fut abordé, comme les effets sur la santé, la législation et les normes actuelles, les aspects techniques, l’électrosensibilité, les conséquences sociales, etc.

Un autre point important est l’aspect esthétique. Souvent, des antennes GSM sont installées sans l’assentiment des riverains, lesquels ne sont souvent même pas au courant qu’ils sont irradiés jour après jour par des antennes voisines.

Les antennes GSM constituent une manne d’argent pour les propriétaires des bâtiments où elles sont installées. Mais souvent eux-mêmes n’habitent ni dans l’immeuble ni aux alentours. Ce sont les locataires et les voisins qui doivent supporter les rayonnements.

Le fait que les opérateurs télécom cachent parfois leurs antennes GSM est également interpellant, d’un point de vue éthique. C’est souvent le cas des mini-antennes GSM, appelées micro-antennes, qui ont l’aspect de petits bacs rectangulaires ou une forme allongée, comme un bâton. Elles sont placées dans des rues très passantes, souvent contre une façade, peintes de la même couleur que le mur (pour une raison stratégique évidente), ou camouflées, par exemple dans des enseignes de magasin. A cause de leur proximité, ces antennes entraînent de hauts taux de radiation au niveau de la rue et dans les maisons avoisinantes. Au cours de la promenade, on fit halte plusieurs fois devant des micro-antennes placées dans les rues de St-Gilles.

La promenade fut suivie de la présentation du documentaire « Sous le feu des ondes » et d’un débat pour clôturer.

Le succès de la promenade et les nombreuses questions qui y furent posées, montrent clairement à quel point la population est inquiète de l’irradiation continuelle que nous subissons tous. Les gens montrent aussi beaucoup d’indignation quant à l’absence de mesures de la part des autorités pour limiter ce fardeau, et l’insouciance des politiciens en général, qui ne réalisent pas du tout l’importance du problème.

Les organisateurs sont très contents de cette première action, et espèrent que celle-ci va pousser des citoyens d’autres communes et villes à prendre de semblables initiatives.

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